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Nouveaux développements version française  english version
Métapneumovirus (11/2008)
Recherche de la mutation V617F du gène codant de la tyrosine kinase JAK2 (10/2008)
Recherche d'un clone HPN par cytométrie de flux (09/2008)
Prostate Cancer Gene 3 (PCA3) (06/2008)
Dosage du Glivec® (imatinib) (05/2008)
Ac anti-bêta2-glycoprotéine 1 (IgM), Ac anti-prothrombine (IgG),
Ac anti-annexine V (03/2008)
Ac anti-GM1 (IgG et IgM) (03/2008)
Facteurs rhumatoïdes (IgA) (03/2008)
Ac anti-nucléosomes (IgG) (03/2008)
Métanéphrines plasmatiques (02/2008)

 

Métapneumovirus
Le métapneumovirus humain (hMPV) est un nouveau virus. Il a été découvert dans le nasopharynx de jeunes enfants atteints d’infection respiratoire aiguë par une équipe hollandaise en 2001. C’est un virus de répartition mondiale responsable, dans les pays tempérés, d’épidémies saisonnières hivernales contemporaines de celles du VRS. L’épidémie débute classiquement en novembre, culmine en décembre et s’éteint en mars. Le hMPV est incriminé dans 13% des infections virales respiratoires de l’enfant, aussi fréquemment que le virus influenza et le rhinovirus, derrière le VRS (44 %) mais devant l’adénovirus (6 %) et les virus parainfluenza (6 %). Après une période d’incubation de 2 jours, le virus est responsable d’une contamination par voie respiratoire pendant une période de 8 jours. La primo-infection se produit en majorité chez l’enfant avant l’âge de 5 à 10 ans. Elle se traduit par une atteinte des voies aériennes supérieures et inférieures (rhinite, toux, dyspnée) évoluant vers une bronchiolite dont la symptomatologie clinique et la sévérité sont équivalentes à celles du VRS. Chez l’adulte, le hMPV peut être responsable de réinfections à type de rhinites et de syndromes grippaux. En cas d’immunodépression de l’enfant ou de l’adulte, le virus peut être responsable de pneumopathie interstitielle d’évolution parfois mortelle, notamment chez le patient allogreffé de moelle osseuse. C’est un virus enveloppé de 100 nm de diamètre, appartenant à la famille des Paramyxoviridae, dont la nucléocapside contient une ARN polymérase ARN dépendante et un ARN négatif comportant les gènes codant pour la nucléoprotéine N, la phosphoprotéine P, la protéine de matrice M, la protéine de fusion F, une protéine de surface SH et la glycoprotéine majeure d’attachement G. L’analyse génétique des souches a permis d’identifier deux sous-groupes majeurs d’hMPV, le sous-groupe A ou 1 et le sous-groupe B ou 2. L’infection due au sous-groupe A serait plus fréquente chez l’enfant de moins de 3 ans et le sous-groupe B serait plus fréquemment isolé chez l’adulte. Les deux sous-groupes A et B co-circulent au cours de chaque épidémie.
Le diagnostic virologique peut être réalisé par isolement du virus en culture sur cellules LLC-MK2 mais la réalisation est longue et délicate. Nous avons choisi la détection de l’ARN du virus par RT-PCR en temps réel. La technique amplifie une séquence du gène M des hMPV des sous-groupes A et B. Elle est réalisée à partir de tout type de prélèvements respiratoire conservé à + 4 °C ou à partir d’un prélèvement nasopharyngé déchargé dans un milieu de transport pour virus.

Sabine TROMBERT – strombert@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : tous prélèvements respiratoires conservés à + 4°C ou à partir d'un prélèvement nasopharyngé déchargé dans un milieu de transport pour virus
  • Technique : PCR en temps réel
  • Fréquence d'exécution : 1/s
  • Délai technique : 1 j
  • Cotation : 85 €
Recherche de la mutation V617F du gène codant de la tyrosine kinase JAK2

Les syndromes myéloprolifératifs (SMP) correspondent à des affections ayant des caractéristiques cliniques et biologiques communes. Quatre grands syndromes myéloprolifératifs dits « classiques » sont individualisés par la classification OMS: la polyglobulie de Vaquez (PV), la thrombocytémie essentielle (TE), la myélofibrose primitive (MFP) et la leucémie myéloïde chronique (LMC).

La LMC est caractérisée par un marqueur chromosomique (translocation t(9 ;22) ou chromosome Philadelphie) et moléculaire (réarrangement bcr/abl); la protéine chimérique issue de ce réarrangement possède une activité tyrosine kinase dérégulée dont le rôle dans la pathogénie a été clairement établi, et qui a servi de support pour l’élaboration d’une nouvelle classe thérapeutique, les inhibiteurs de tyrosine kinase dont le chef de file est l’Imatinib (Glivec®).

Au contraire, les autres syndromes myéloprolifératifs ne sont pas associés à des anomalies cytogénétiques récurrentes. Leur caractérisation a longtemps reposé sur des critères phénotypiques nécessitant le déploiement de techniques laborieuses et chronophages :
- Culture autonome cytokine-indépendante de précurseurs érythroïdes et mégacaryocytaires ;
- Mise en évidence d’une hématopoièse clonale (étude des isoenzymes de la G6PD, analyse du polymorphisme des fragments de restriction avec analyse de la méthylation différentielle entre copies actives et inactives du gène HPRT…..).

L’identification d’une anomalie moléculaire récurrente dans les syndromes myéloprolifératifs non LMC constituait donc un véritable défi mais s’est longtemps révélé infructueuse. Pourtant, au début des années 2000, plusieurs équipes travaillaient simultanément sur une protéine située très en amont sur la voie de signalisation du récepteur de l’érythropoiétine (R-epo) : la protéine JAK2.

Cette protéine à activité protéine kinase est liée au R-Epo dans sa forme inactive (non phosphorylée) et devient active après la fixation du ligand (phosphorylation croisée). L’équipe du Dr W. Vainchenker (Institut Gustave Roussy) a été la première à mettre en évidence par séquençage une mutation ponctuelle clonale du gène codant pour la protéine JAK2 : la mutation V617F. Cette dernière est la conséquence d’une transversion Guanine>Thymine au nucléotide 1849 (exon 14) et qui conduit à un changement d’une valine par une phénylalanine au codon 617 au niveau protéique. A l’aide de différentes stratégies (ARN interférence, étude de la phosphorylation du R-Epo) ce groupe a démontré que cette mutation située dans le domaine pseudo-kinase JH2 (régulateur de l’activité kinase) de la protéine avait plusieurs conséquences. Elle aboutit à une phosphorylation, donc activation, constitutive de JAK2 dans les progéniteurs de patients atteints de PV, elle-même responsable d’une activation constitutive des voies de signalisation en aval. Par ailleurs, l’expression de JAK2 V617F dans les lignées cellulaires entraîne une indépendance aux cytokines. Enfin, la greffe de cellules médullaires exprimant JAK2 V617F induit une polyglobulie dans un modèle murin. La preuve est donc établie qu’il s’agissait donc bien là de l’évènement moléculaire primaire et probablement suffisant de la polyglobulie de Vaquez.

Cette mutation est effectivement retrouvée dans environ 95% des cas de PV, et sa mise en évidence dans un contexte de polyglobulie permet ainsi d’en affirmer le caractère primaire (lié à un syndrome myéloprolifératif) ce qui est essentiel pour la prise en charge du patient : suivi médical régulier, rationnel pour une thérapeutique par agent cytoréducteur…etc. Elle est également observée dans environ 50% des cas de TE et de MFP.

La présence de cette mutation pouvant être très minoritaire (quelques % d’allèles mutés en particulier dans certaines TE) au sein de la population cellulaire étudiée, sa mise en évidence requiert des stratégies de sensibilité supérieure aux méthodes habituelles de séquençage. Notre laboratoire, a opté pour une technique de PCR en temps réel avec discrimination allélique (sondes marquées reconnaissant spécifiquement l’allèle sauvage et l’allèle muté) qui semble un bon compromis entre sensibilité (seuil de détection de 2 % d’allèles mutés environ) et spécificité. Par conséquent, cette recherche peut être réalisée à partir de sang total avec une sensibilité comparable à la moelle osseuse.

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Véronique SAADA – vsaada@pasteur-cerba.com
Hossain MOSSAFA – hmossafa@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

    T° AMBIANTE

  • Prélèvement : 5 ml de sang total EDTA
  • Technique : PCR en temps réel et discrimination allélique
  • Fréquence d'exécution : 2/s
  • Délai technique : 2 j
  • Cotation : 200 €
Recherche d'un clone HPN par cytométrie de flux

L’hémoglobinurie paroxystique nocturne (HPN) se traduit par un déficit d’expression de molécules à la surface des cellules hématopoïétiques, molécules jouant un rôle de protection vis-à-vis de l’agression complémentaire. Ces différentes molécules déficitaires ont en commun de ne pas être directement enchassées dans les membranes mais « accrochées » en surface par une ancre glycosyl-phosphatidyl-inositol (GPI). Ce sont des mutations acquises du gène PIG-A qui sont responsables du phénotype, ce gène étant essentiel pour la biosynthèse du glycosyl-phosphatidyl-inositol.

La présentation clinique associe diversement :

  • anémie hémolytique évoluant par poussées (sensibilité accrue des globules rouges à l’action lytique du complément) ;
  • thromboses siégeant dans des sites insolites (veines porte, sus-hépatiques, mésentériques, artères) responsables d’une morbi-mortalité importante ;
  • aplasie médullaire.

Maladie rare (10 à 15 cas diagnostiqués par an en France) mais de présentation pléïomorphe et donc possiblement sous-diagnostiquée. Les patients présentant une forme à prédominance hémolytique peuvent bénéficier d’un nouveau traitement récemment mis sur le marché : Eculizumab-Soliris® : anticorps monoclonal anti-fraction C5 du complément qui a reçu une AMM européenne depuis le 20 Juin 2007 dans les formes d’HPN transfusion-dépendante.

La recherche d’un clone HPN se fait par cytométrie :
étude du profil d’expression de molécules GPI-ancrées à la surface des leucocytes (plus stables dans le temps que les globules rouges).

3 molécules GPI-ancrées étudiées sur 2 lignées cellulaires (polynucléaires et monocytes) :

  • CD14, exprimée normalement par > 90% des monocytes ;
  • CD16 et CD66b exprimées chacune physiologiquement par > 95% des polynucléaires.

On doit vérifier le profil d’expression d’une molécule non GPI-ancrée : CD13 exprimée par
> 95 % des monocytes et des polynucléaires.

NB : Il n’y a pas de recommandation pour le dépistage biologique d’un clone HPN. La recherche d’un déficit en molécules GPI-ancrées à la surface des globules rouges n’est pas formellement requise.

Merci d’adresser le résultat de la NFS et deux frottis sanguins non fixés non colorés.
NB : La moelle osseuse est impropre à la recherche d’un clone HPN en raison d’une diminution d’expression du CD16 et du CD66b sur les précurseurs granuleux par rapport aux polynucléaires matures.
Il est préférable d’éviter les envois le vendredi.

Véronique SAADA – vsaada@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

    T° AMBIANTE

  • Prélèvement : 5 ml sang total EDTA
  • Technique : cytométrie de flux
  • Fréquence d'exécution : 5/s
  • Délai technique : 1 j
  • Cotation : B80
  • Nomanclature : 1119
Prostate Cancer Gene 3 (PCA3)
L’incidence du cancer de la prostate a considérablement augmenté durant les 25 dernières années. C’est le cancer le plus fréquent depuis 2005. Il dépasse maintenant le cancer du sein avec 62 245 nouveaux cas contre 49 814. A l’inverse, son taux de mortalité décroît régulièrement.
La France est désormais un des pays européens où l’incidence est la plus élevée. C’est en partie dû au dépistage individualisé recommandé par l’Association Française d’Urologie qui préconise un dosage de PSA total associé à un toucher rectal (TR) tous les ans chez tous les hommes de 50 à 75 ans. Ce n’est pas un dépistage de masse organisé comme pour le sein ou le colon car son bénéfice sur le taux de mortalité n’a pas été encore prouvé. La communauté scientifique est en attente des résultats d’une importante étude européenne.

Le PSA ne permet pas de poser le diagnostic. C’est un marqueur spécifique d’organe mais non de cancer. Son dosage permet de sélectionner les patients les plus à risque d’avoir un cancer. Plus le PSA total est augmenté, plus le risque d’avoir un cancer de la prostate est élevé et plus l’indication d’effectuer une biopsie, compte-tenu des risques infectieux, hémorragiques et/ou anesthésiques que l’on connaît, est justifiée. Seul l’anatomo-cytopathologiste est à même de faire le diagnostic sur les biopsies prélevées par l’urologue. A un stade précoce, la tumeur est localisée sur une partie de lobe, qui ne sera pas forcément prélevée lors de la biopsie. La sensibilité diagnostique est liée au nombre de biopsies prostatiques. Approximativement 40 à 60% des hommes ont un résultat négatif lors d’une 1ère série de biopsies, et le nombre de faux négatifs est relativement important.

Qu’est-ce que le PCA3 ?

Le PCA3 est un nouveau test de biologie moléculaire réalisé sur un échantillon d’urine.

Le PCA3 (Prostate Cancer Gene 3), antérieurement appelé DD3 est un gène, identifié en 1999, qui ne synthétise aucune protéine connue mais qui est exprimé sous la forme d’un ARN messager, spécifique de la cellule cancéreuse prostatique.
Le gène PCA3 est surexprimé dans les cellules prostatiques cancéreuses par rapport aux tissus prostatiques normaux ou d’hypertrophie bénigne, alors que l’expression du gène PSA est similaire dans les cellules prostatiques bénignes et malignes. Le test permet de mesurer l’expression de l’ARN messager du gène PCA3 et d’établir un score :
score = [ARNmPCA3/ARNmPSA]x1000
Le dosage concomitant de l’ARNm PSA valide la qualité du prélèvement et permet une normalisation du résultat.

Pourquoi demander un test PCA3 ?

Le PSA est un marqueur aujourd’hui incontournable mais qui n’est pas parfait en terme de sensibilité et de spécificité, ce qui peut déclencher la réalisation de biopsies prostatiques inutiles.
Que penser d’une première biopsie négative ?
· soit la tumeur n’a pas été biopsiée. ;
· soit il n’y a pas de cancer.

La réponse, selon le contexte peut être trouvée grâce à une nouvelle biopsie. Chez 25% des patients, le diagnostic de cancer est fait sur la seconde biopsie.

Le PCA3 trouve ici tout son intérêt :
· score < 35 : probabilité faible de détection d’un cancer de la prostate,
· score >= 35 : probabilité forte de détection d’un cancer de la prostate et donc indication à réaliser une nouvelle biopsie

Les performances du score PCA3 sont indépendantes du taux sérique de PSA total.
Le score PCA3 est indépendant du volume de la prostate. Le score PCA3 est corrélé au score de Gleason des prostatectomies.

Le PCA3 ne pose pas un diagnostic , il évalue un risque tout comme le PSA mais avec une meilleure spécificité. Cette analyse vient en complément du PSA en raison de ses contraintes pré-analytiques, de son coût et de sa technique.

Marie Monge – mmonge@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : voir le PC Actu juin 2008
  • Technique : RT-PCR
  • Fréquence d'exécution : 2/mois
  • Délai technique : 1 jour
  • Cotation : 300 €
Dosage du Glivec® (imatinib)
Un certain nombre de raisons justifie la mesure de la concentration plasmatique résiduelle de l’imatinib : ce sont notamment la suspicion de non adhésion au traitement, l’éventualité d’une interaction médicamenteuse avec les autres thérapeutiques associées, la survenue d’effets secondaires inhabituels aux posologies prescrites et une mauvaise réponse ou un échappement au traitement.

Ce dosage plasmatique, effectué par une technique de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC/MSMS), a été mis au point en collaboration avec le laboratoire NOVARTIS qui a fourni les substances pures imatinib et son métabolite CGP 74588.

Le prélèvement est effectué en général à l’état d’équilibre avant une nouvelle prise thérapeutique (concentration résiduelle) ou à tout moment en cas de suspicion d’inobservance thérapeutique, sur du plasma recueilli sur EDTA réfrigéré.

Afin de faciliter l’interprétation des résultats une fiche de demande de dosage de l’imatinib permettant d’indiquer les informations relatives à la posologie est disponible sur notre site internet : www.pasteur-cerba.com
(rubrique : informations analyses/protocoles et feuilles de renseignements).

Didier Olichon– dolichon@pasteur-cerba.com
Hossain Mossafa– hmossafa@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 2 ml plasma EDTA
  • Technique : LC MS MS
  • Fréquence d'exécution : 2/semaine
  • Délai technique : 1 jour
  • Cotation : 32 €
Ac anti-bêta2-glycoprotéine 1 (IgM), Ac anti-prothrombine (IgG),
Ac anti-annexine V (IgG)
Le syndrome des Ac anti-phospholipides (SAPL) est une cause fréquente de thrombophilie acquise, primaire ou associée à un lupus systémique.
Ce syndrome se caractérise par l’association de signes cliniques (survenue de thromboses artérielles et/ou veineuses récidivantes ou pertes fœtales répétées, mais aussi thrombopénie, livedo reticularis) et par la présence persistante d’Ac anti-phospholipides à taux significatif.
Dans cette définition, le terme « antiphospholipides » désigne deux entités biologiques distinctes, les anticoagulants circulants (ACC), détectés par méthode coagulométrique et les Ac anti-phospholipides (aPL) (Ac anti-cardiolipine et Ac anti-bêta2-glycoprotéine 1) dosés par méthodes immunoenzymatiques. Bien que fréquemment associés au cours du SAPL, leur taux de recouvrement n’est que de 60 % et il convient de les rechercher simultanément.
Pour le diagnostic de SAPL, un consensus international a retenu comme critères biologiques des anticorps dont il faut vérifier la persistance sur 2 prélèvements à au moins 12 semaines d’intervalle :
- les ACC, qui prolongent in vitro les tests de coagulation dépendants des phospholipides. Ils sont souvent désignés par le terme d’anticoagulant de type lupique, lupus anticoagulant (LA) ou Ac anti-prothrombinase ;
- les Ac anti-cardiolipine (aCL) de classe IgG et/ou IgM ;
- les Ac anti-b2-glycoprotéine 1 IgG et/ou IgM, la bêta2-GP1 ayant été identifiée comme le principal cofacteur des aCL.

Cependant, d’autres auto-anticorps dirigés contre des phopholipides anioniques (phosphatidylsérine, phosphatidylinositol), contre des phospholipides neutres (phosphatidyléthanolamine) et contre des protéines plasmatiques liant les surfaces anioniques (prothrombine, annexine V, protéine C, protéine S, kininogènes) sont décrits dans le SAPL.
Les mécanismes physiopathologiques d’action des
Ac anti-phospholipides ne sont pas parfaitement élucidés.
En ce qui concerne les Ac anti-prothrombine, il a été décrit que ces anticorps pourraient avoir un effet procoagulant in vivo par augmentation de la fixation de la prothrombine aux cellules endothéliales et par inhibition de l’activation de la protéine C. En association avec les autres anticorps, les Ac anti-prothrombines peuvent aider au diagnostic de SAPL.
L’annexine V est une protéine possédant une puissante activité anticoagulante in vitro, retrouvée en forte quantité dans le placenta et les cellules endothéliales. En interférant avec les fonctions de l’annexine V et en activant les cellules endothéliales, les Ac anti-annexine V seraient plus particulièrement associés aux complications obstétricales du SAPL.
Corinne Barthet – cbarthet@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 1 ml sérum
  • Technique : EIA
  • Fréquence d'exécution : 5/semaine
  • Délai technique : 1 jour
  • Cotation : 38 € (par anticorps)
Ac anti-GM1 (IgG et IgM)
Parmi les neuropathies périphériques d’origine auto-immune, on distingue les neuropathies sensitives, associées à une IgM monoclonale et à la présence d’anticorps dirigés contre des structures de la myéline, dont les Ac anti-MAG et des neuropathies associées à des anticorps dirigés contre des glycolipides membranaires appelés gangliosides, qui sont la cible de nombreux auto-anticorps.

Les Ac anti-GM1 de classe IgM sont présents dans 80 % des neuropathies motrices multifocales chroniques avec bloc de conduction. Ces anticorps peuvent réagir de façon croisée avec le GD1b.

Les Ac anti-GM1 de classe IgG sont prescrits dans le syndrome de Guillain Barré (ou neuropathie périphérique aiguë axonale), de forme motrice pure ou sensitivo-motrice. Elle survient souvent après une infection virale ou bactérienne du tractus respiratoire ou du tube digestif (Campylobacter jejuni). Ces anticorps sont aussi présents dans des neuropathies motrices chroniques.

Corinne Barthet – cbarthet@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 1ml sérum
  • Technique : EIA
  • Fréquence d'exécution : 1/semaine
  • Délai technique : 1 jour
  • Cotation : 69 € (IgG + IgM)
Facteurs rhumatoïdes (IgA)
Les facteurs rhumatoïdes (FR) sont des autoanticorps dirigés contre le fragment Fc des IgG.

Le FR classique est une IgM. L’élévation de FR IgM peut être retrouvée dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), mais aussi chez le sujet sain, dans le Gougerot-Sjögren, le lupus érythémateux disséminé (LED), les infections chroniques, néoplasies…

Les FR IgA sont caractérisés par une valeur pronostique supérieure au FR IgM, car leur présence est plus spécifique de PR, et ils sont corrélés au développement d’érosions osseuses et à l’apparition de manifestations extra-articulaires.
Les FR IgA sont aussi retrouvés dans l’arthrite chronique juvénile de forme polyarticulaire.

Corinne Barthet – cbarthet@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 1ml sérum
  • Technique : EIA
  • Fréquence d'exécution : 1/semaine
  • Délai technique : 1 jour
  • Cotation : 38 €
Ac anti-nucléosomes (IgG)
Présents chez 70 à 90 % des patients lupiques, les Ac anti-nucléosomes représentent un marqueur sensible du LED.

Ils sont présents à taux élevé dans les glomérulonéphrites lupiques et détectés à taux faibles dans la sclérodermie systémique (10 à 20 % des cas) et dans l’hépatite autoimmune de type 1 (50 % des cas).
Leur intérêt dans le LED repose sur leur précocité. En effet, chez 10 à 30 % des patients lupiques ayant des anticorps antinucléaires, on peut les retrouver avant même l’apparition des Ac anti-ADN natif et des Ac anti-histones.

Corinne Barthet – cbarthet@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

     

  • Prélèvement : 1ml sérum
  • Technique : EIA
  • Fréquence d'exécution : 5/semaine
  • Délai technique : 1 jour
  • Cotation : 38 €
Métanéphrines plasmatiques
Les phéochromocytomes (PH) sont des tumeurs de la médullosurrénale ou extra-surrénales (paragangliomes) et représentent une des causes curables d'hypertension artérielle (HTA). Le dépistage d'un PH est essentiel car il peut être mortel à l'occasion de troubles du rythme et de poussées hypertensives, il peut être une des manifestations des néoplasies endocriniennes multiples (NEM) et possède parfois un caractère malin. Quand un diagnostic de PH est suspecté par une symptomatologie paroxystique (palpitations, sueurs profuses, pâleur, céphalées, etc.) ou une symptomatologie chronique quand la tumeur sécrète en continu (HTA de niveau variable résistante au traitement avec épisodes d'hypotension orthostatique caractéristique), les dosages biologiques doivent apporter la preuve diagnostique avant toute recherche topographique des lésions. Les PH sécrètent des catécholamines (adrénaline A et noradrénaline NA) en proportions variables selon leur localisation.

Les catécholamines sont métabolisées notamment par une enzyme la COMT (catéchol-O-méthyl-transférase) dans la circulation générale et en partie dans la tumeur en "métanéphrines", nom générique désignant la métanéphrine issue de l'adrénaline (A) et la normétanéphrine issue de la noradrénaline (NA). Le dosage plasmatique des catécholamines A et NA est peu utile au diagnostic en raison de la demi-vie biologique courte de ces 2 amines dans la circulation sanguine et le diagnostic biologique positif d'un PH a longtemps reposé sur le dosage des catécholamines libres et des métanéphrines dans les urines de 24 heures, parfois collectées 2 ou 3 jours de suite pour augmenter les chances de diagnostic.

Les progrès technologiques de ces dernières années permettent dorénavant le dosage des métanéphrines libres plasmatiques à l'aide d'une méthode de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MSMS). En raison de leur longue demi-vie biologique, les métanéphrines libres plasmatiques sont des marqueurs durables de l'hypersécrétion des PH. Leur dosage représente un progrès car bien que la sensibilité diagnostique semble être équivalente à celle des métanéphrines urinaires, la praticabilité du prélèvement (une prise de sang à tout moment) est un atout important par rapport aux fastidieux recueils urinaires de 24 heures.

Didier Olichon– dolichon@pasteur-cerba.com
Informations pratiques :

    CONGELE

  • Prélèvement : 2 ml plasma EDTA
  • Technique : LC MS MS
  • Fréquence d'exécution : 2/semaine
  • Délai technique : 2 jours
  • Cotation : 38 €
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