Métapneumovirus |
Le
métapneumovirus humain (hMPV) est un nouveau
virus. Il a été découvert dans
le nasopharynx de jeunes enfants atteints d’infection
respiratoire aiguë par une équipe hollandaise
en 2001. C’est un virus de répartition
mondiale responsable, dans les pays tempérés,
d’épidémies saisonnières
hivernales contemporaines de celles du VRS. L’épidémie
débute classiquement en novembre, culmine en
décembre et s’éteint en mars. Le
hMPV est incriminé dans 13% des infections virales
respiratoires de l’enfant, aussi fréquemment
que le virus influenza et le rhinovirus, derrière
le VRS (44 %) mais devant l’adénovirus
(6 %) et les virus parainfluenza (6 %). Après
une période d’incubation de 2 jours, le
virus est responsable d’une contamination par
voie respiratoire pendant une période de 8 jours.
La primo-infection se produit en majorité chez
l’enfant avant l’âge de 5 à
10 ans. Elle se traduit par une atteinte des voies aériennes
supérieures et inférieures (rhinite, toux,
dyspnée) évoluant vers une bronchiolite
dont la symptomatologie clinique et la sévérité
sont équivalentes à celles du VRS. Chez
l’adulte, le hMPV peut être responsable
de réinfections à type de rhinites et
de syndromes grippaux. En cas d’immunodépression
de l’enfant ou de l’adulte, le virus peut
être responsable de pneumopathie interstitielle
d’évolution parfois mortelle, notamment
chez le patient allogreffé de moelle osseuse.
C’est un virus enveloppé de 100 nm de diamètre,
appartenant à la famille des Paramyxoviridae,
dont la nucléocapside contient une ARN polymérase
ARN dépendante et un ARN négatif comportant
les gènes codant pour la nucléoprotéine
N, la phosphoprotéine P, la protéine de
matrice M, la protéine de fusion F, une protéine
de surface SH et la glycoprotéine majeure d’attachement
G. L’analyse génétique des souches
a permis d’identifier deux sous-groupes majeurs
d’hMPV, le sous-groupe A ou 1 et le sous-groupe
B ou 2. L’infection due au sous-groupe A serait
plus fréquente chez l’enfant de moins de
3 ans et le sous-groupe B serait plus fréquemment
isolé chez l’adulte. Les deux sous-groupes
A et B co-circulent au cours de chaque épidémie.
Le diagnostic virologique peut être réalisé
par isolement du virus en culture sur cellules LLC-MK2
mais la réalisation est longue et délicate.
Nous avons choisi la détection de l’ARN
du virus par RT-PCR en temps réel. La technique
amplifie une séquence du gène M des hMPV
des sous-groupes A et B. Elle est réalisée
à partir de tout type de prélèvements
respiratoire conservé à + 4 °C ou
à partir d’un prélèvement
nasopharyngé déchargé dans un milieu
de transport pour virus.
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| Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: tous prélèvements respiratoires
conservés à + 4°C ou à
partir d'un prélèvement nasopharyngé
déchargé dans un milieu de transport
pour virus
- Technique
: PCR en temps réel
- Fréquence
d'exécution : 1/s
- Délai
technique : 1 j
- Cotation
: 85 €
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Recherche
de la mutation V617F du gène codant de la tyrosine
kinase JAK2 |
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Les
syndromes myéloprolifératifs (SMP) correspondent
à des affections ayant des caractéristiques
cliniques et biologiques communes. Quatre grands syndromes
myéloprolifératifs dits « classiques
» sont individualisés par la classification
OMS: la polyglobulie de Vaquez (PV), la thrombocytémie
essentielle (TE), la myélofibrose primitive (MFP)
et la leucémie myéloïde chronique
(LMC).
La
LMC est caractérisée par un marqueur chromosomique
(translocation t(9 ;22) ou chromosome Philadelphie)
et moléculaire (réarrangement bcr/abl);
la protéine chimérique issue de ce réarrangement
possède une activité tyrosine kinase dérégulée
dont le rôle dans la pathogénie a été
clairement établi, et qui a servi de support
pour l’élaboration d’une nouvelle
classe thérapeutique, les inhibiteurs de tyrosine
kinase dont le chef de file est l’Imatinib (Glivec®).
Au
contraire, les autres syndromes myéloprolifératifs
ne sont pas associés à des anomalies cytogénétiques
récurrentes. Leur caractérisation a longtemps
reposé sur des critères phénotypiques
nécessitant le déploiement de techniques
laborieuses et chronophages :
- Culture autonome cytokine-indépendante de précurseurs
érythroïdes et mégacaryocytaires
;
- Mise en évidence d’une hématopoièse
clonale (étude des isoenzymes de la G6PD, analyse
du polymorphisme des fragments de restriction avec analyse
de la méthylation différentielle entre
copies actives et inactives du gène HPRT…..).
L’identification
d’une anomalie moléculaire récurrente
dans les syndromes myéloprolifératifs
non LMC constituait donc un véritable défi
mais s’est longtemps révélé
infructueuse. Pourtant, au début des années
2000, plusieurs équipes travaillaient simultanément
sur une protéine située très en
amont sur la voie de signalisation du récepteur
de l’érythropoiétine (R-epo) : la
protéine JAK2.
Cette
protéine à activité protéine
kinase est liée au R-Epo dans sa forme inactive
(non phosphorylée) et devient active après
la fixation du ligand (phosphorylation croisée).
L’équipe du Dr W. Vainchenker (Institut
Gustave Roussy) a été la première
à mettre en évidence par séquençage
une mutation ponctuelle clonale du gène codant
pour la protéine JAK2 : la mutation V617F. Cette
dernière est la conséquence d’une
transversion Guanine>Thymine au nucléotide
1849 (exon 14) et qui conduit à un changement
d’une valine par une phénylalanine au codon
617 au niveau protéique. A l’aide de différentes
stratégies (ARN interférence, étude
de la phosphorylation du R-Epo) ce groupe a démontré
que cette mutation située dans le domaine pseudo-kinase
JH2 (régulateur de l’activité kinase)
de la protéine avait plusieurs conséquences.
Elle aboutit à une phosphorylation, donc activation,
constitutive de JAK2 dans les progéniteurs de
patients atteints de PV, elle-même responsable
d’une activation constitutive des voies de signalisation
en aval. Par ailleurs, l’expression de JAK2 V617F
dans les lignées cellulaires entraîne une
indépendance aux cytokines. Enfin, la greffe
de cellules médullaires exprimant JAK2 V617F
induit une polyglobulie dans un modèle murin.
La preuve est donc établie qu’il s’agissait
donc bien là de l’évènement
moléculaire primaire et probablement suffisant
de la polyglobulie de Vaquez.
Cette
mutation est effectivement retrouvée dans environ
95% des cas de PV, et sa mise en évidence dans
un contexte de polyglobulie permet ainsi d’en
affirmer le caractère primaire (lié à
un syndrome myéloprolifératif) ce qui
est essentiel pour la prise en charge du patient : suivi
médical régulier, rationnel pour une thérapeutique
par agent cytoréducteur…etc. Elle est également
observée dans environ 50% des cas de TE et de
MFP.
La
présence de cette mutation pouvant être
très minoritaire (quelques % d’allèles
mutés en particulier dans certaines TE) au sein
de la population cellulaire étudiée, sa
mise en évidence requiert des stratégies
de sensibilité supérieure aux méthodes
habituelles de séquençage. Notre laboratoire,
a opté pour une technique de PCR en temps réel
avec discrimination allélique (sondes marquées
reconnaissant spécifiquement l’allèle
sauvage et l’allèle muté) qui semble
un bon compromis entre sensibilité (seuil de
détection de 2 % d’allèles mutés
environ) et spécificité. Par conséquent,
cette recherche peut être réalisée
à partir de sang total avec une sensibilité
comparable à la moelle osseuse.
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| Informations
pratiques : |
T° AMBIANTE
- Prélèvement
: 5 ml de sang total EDTA
- Technique
: PCR en temps réel et discrimination
allélique
- Fréquence
d'exécution : 2/s
- Délai
technique : 2 j
- Cotation
: 200 €
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Recherche
d'un clone HPN par cytométrie de flux |
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L’hémoglobinurie
paroxystique nocturne (HPN) se traduit par un déficit
d’expression de molécules à la surface
des cellules hématopoïétiques, molécules
jouant un rôle de protection vis-à-vis
de l’agression complémentaire. Ces différentes
molécules déficitaires ont en commun de
ne pas être directement enchassées dans
les membranes mais « accrochées »
en surface par une ancre glycosyl-phosphatidyl-inositol
(GPI). Ce sont des mutations acquises du gène
PIG-A qui sont responsables du phénotype, ce
gène étant essentiel pour la biosynthèse
du glycosyl-phosphatidyl-inositol.
La
présentation clinique associe diversement :
-
anémie hémolytique évoluant par
poussées (sensibilité accrue des globules
rouges à l’action lytique du complément)
;
-
thromboses siégeant dans des sites insolites
(veines porte, sus-hépatiques, mésentériques,
artères) responsables d’une morbi-mortalité
importante ;
- aplasie
médullaire.
Maladie
rare (10 à 15 cas diagnostiqués par an
en France) mais de présentation pléïomorphe
et donc possiblement sous-diagnostiquée. Les
patients présentant une forme à prédominance
hémolytique peuvent bénéficier
d’un nouveau traitement récemment mis sur
le marché : Eculizumab-Soliris® : anticorps
monoclonal anti-fraction C5 du complément qui
a reçu une AMM européenne depuis le 20
Juin 2007 dans les formes d’HPN transfusion-dépendante.
La
recherche d’un clone HPN se fait par cytométrie
:
étude du profil d’expression de molécules
GPI-ancrées à la surface des leucocytes
(plus stables dans le temps que les globules rouges).
3
molécules GPI-ancrées étudiées
sur 2 lignées cellulaires (polynucléaires
et monocytes) :
- CD14,
exprimée normalement par > 90% des monocytes
;
-
CD16 et CD66b exprimées chacune physiologiquement
par > 95% des polynucléaires.
On doit vérifier le profil d’expression
d’une molécule non GPI-ancrée :
CD13 exprimée par
> 95 % des monocytes et des polynucléaires.
NB
: Il n’y a pas de recommandation pour le dépistage
biologique d’un clone HPN. La recherche d’un
déficit en molécules GPI-ancrées
à la surface des globules rouges
n’est pas formellement requise.
Merci
d’adresser le résultat de la NFS et deux
frottis sanguins non fixés non colorés.
NB : La moelle osseuse est impropre à la recherche
d’un clone HPN en raison d’une diminution
d’expression du CD16 et du CD66b sur les précurseurs
granuleux par rapport aux polynucléaires matures.
Il est préférable d’éviter
les envois le vendredi. |
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| Informations
pratiques : |
T° AMBIANTE
- Prélèvement
: 5 ml sang total EDTA
- Technique
: cytométrie de flux
- Fréquence
d'exécution : 5/s
- Délai
technique : 1 j
- Cotation
: B80
- Nomanclature
: 1119
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Prostate
Cancer Gene 3 (PCA3) |
L’incidence
du cancer de la prostate a considérablement augmenté
durant les 25 dernières années. C’est
le cancer le plus fréquent depuis 2005. Il dépasse
maintenant le cancer du sein avec 62 245 nouveaux cas
contre 49 814. A l’inverse, son taux de mortalité
décroît régulièrement.
La France est désormais un des pays européens
où l’incidence est la plus élevée.
C’est en partie dû au dépistage individualisé
recommandé par l’Association Française
d’Urologie qui préconise un dosage de PSA
total associé à un toucher rectal (TR) tous
les ans chez tous les hommes de 50 à 75 ans. Ce
n’est pas un dépistage de masse organisé
comme pour le sein ou le colon car son bénéfice
sur le taux de mortalité n’a pas été
encore prouvé. La communauté scientifique
est en attente des résultats d’une importante
étude européenne. Le
PSA ne permet pas de poser le diagnostic. C’est
un marqueur spécifique d’organe mais non
de cancer. Son dosage permet de sélectionner
les patients les plus à risque d’avoir
un cancer. Plus le PSA total est augmenté, plus
le risque d’avoir un cancer de la prostate est
élevé et plus l’indication d’effectuer
une biopsie, compte-tenu des risques infectieux, hémorragiques
et/ou anesthésiques que l’on connaît,
est justifiée. Seul l’anatomo-cytopathologiste
est à même de faire le diagnostic sur les
biopsies prélevées par l’urologue.
A un stade précoce, la tumeur est localisée
sur une partie de lobe, qui ne sera pas forcément
prélevée lors de la biopsie. La sensibilité
diagnostique est liée au nombre de biopsies prostatiques.
Approximativement 40 à 60% des hommes ont un
résultat négatif lors d’une 1ère
série de biopsies, et le nombre de faux négatifs
est relativement important.
Qu’est-ce
que le PCA3 ?
Le
PCA3 est un nouveau test de biologie moléculaire
réalisé sur un échantillon d’urine.
Le PCA3 (Prostate Cancer Gene 3), antérieurement
appelé DD3 est un gène, identifié
en 1999, qui ne synthétise aucune protéine
connue mais qui est exprimé sous la forme d’un
ARN messager, spécifique de la cellule cancéreuse
prostatique.
Le gène PCA3 est surexprimé dans les cellules
prostatiques cancéreuses par rapport aux tissus
prostatiques normaux ou d’hypertrophie bénigne,
alors que l’expression du gène PSA est
similaire dans les cellules prostatiques bénignes
et malignes. Le test permet de mesurer l’expression
de l’ARN messager du gène PCA3 et d’établir
un score :
score = [ARNmPCA3/ARNmPSA]x1000
Le dosage concomitant de l’ARNm PSA valide la
qualité du prélèvement et permet
une normalisation du résultat.
Pourquoi
demander un test PCA3 ?
Le
PSA est un marqueur aujourd’hui incontournable
mais qui n’est pas parfait en terme de sensibilité
et de spécificité, ce qui peut déclencher
la réalisation de biopsies prostatiques inutiles.
Que penser d’une première biopsie négative
?
· soit la tumeur n’a pas été
biopsiée. ;
· soit il n’y a pas de cancer.
La
réponse, selon le contexte peut être trouvée
grâce à une nouvelle biopsie. Chez 25%
des patients, le diagnostic de cancer est fait sur la
seconde biopsie.
Le
PCA3 trouve ici tout son intérêt :
· score < 35 : probabilité faible de
détection d’un cancer de la prostate,
· score >= 35 : probabilité forte de
détection d’un cancer de la prostate et
donc indication à réaliser une nouvelle
biopsie
Les
performances du score PCA3 sont indépendantes
du taux sérique de PSA total.
Le score PCA3 est indépendant du volume de la
prostate. Le score PCA3 est corrélé au
score de Gleason des prostatectomies.
Le
PCA3 ne pose pas un diagnostic , il évalue un
risque tout comme le PSA mais avec une meilleure spécificité.
Cette analyse vient en complément du PSA en raison
de ses contraintes pré-analytiques, de son coût
et de sa technique. |
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| Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: voir le
PC Actu juin 2008
- Technique
: RT-PCR
- Fréquence
d'exécution : 2/mois
- Délai
technique : 1 jour
- Cotation
: 300 €
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Dosage
du Glivec® (imatinib) |
| Un
certain nombre de raisons justifie la mesure de la concentration
plasmatique résiduelle de l’imatinib : ce
sont notamment la suspicion de non adhésion au
traitement, l’éventualité d’une
interaction médicamenteuse avec les autres thérapeutiques
associées, la survenue d’effets secondaires
inhabituels aux posologies prescrites et une mauvaise
réponse ou un échappement au traitement.
Ce dosage plasmatique, effectué
par une technique de chromatographie liquide couplée
à la spectrométrie de masse en tandem
(LC/MSMS), a été mis au point en collaboration
avec le laboratoire NOVARTIS qui a fourni les substances
pures imatinib et son métabolite CGP 74588.
Le prélèvement est effectué
en général à l’état
d’équilibre avant une nouvelle prise thérapeutique
(concentration résiduelle) ou à tout moment
en cas de suspicion d’inobservance thérapeutique,
sur du plasma recueilli sur EDTA réfrigéré.
Afin
de faciliter l’interprétation des résultats
une fiche de demande de dosage de l’imatinib permettant
d’indiquer les informations relatives à
la posologie est disponible sur notre site internet
: www.pasteur-cerba.com
(rubrique : informations analyses/protocoles et feuilles
de renseignements). |
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Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 2 ml plasma EDTA
- Technique
: LC MS MS
- Fréquence
d'exécution : 2/semaine
- Délai
technique : 1 jour
- Cotation
: 32 €
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Ac
anti-bêta2-glycoprotéine 1 (IgM), Ac anti-prothrombine
(IgG),
Ac anti-annexine V (IgG) |
Le
syndrome des Ac anti-phospholipides (SAPL) est une cause
fréquente de thrombophilie acquise, primaire ou
associée à un lupus systémique.
Ce
syndrome se caractérise par l’association
de signes cliniques (survenue de thromboses artérielles
et/ou veineuses récidivantes ou pertes fœtales
répétées, mais aussi thrombopénie,
livedo reticularis) et par la présence persistante
d’Ac anti-phospholipides à taux significatif.
Dans
cette définition, le terme « antiphospholipides
» désigne deux entités biologiques
distinctes, les anticoagulants circulants (ACC), détectés
par méthode coagulométrique et les Ac anti-phospholipides
(aPL) (Ac anti-cardiolipine et Ac anti-bêta2-glycoprotéine
1) dosés par méthodes immunoenzymatiques.
Bien que fréquemment associés au cours du
SAPL, leur taux de recouvrement n’est que de 60
% et il convient de les rechercher simultanément.
Pour
le diagnostic de SAPL, un consensus international a retenu
comme critères biologiques des anticorps dont il
faut vérifier la persistance sur 2 prélèvements
à au moins 12 semaines d’intervalle :
-
les ACC, qui prolongent in vitro les tests de coagulation
dépendants des phospholipides. Ils sont souvent
désignés par le terme d’anticoagulant
de type lupique, lupus anticoagulant (LA) ou Ac anti-prothrombinase
;
-
les Ac anti-cardiolipine (aCL) de classe IgG et/ou IgM
;
- les Ac anti-b2-glycoprotéine 1 IgG et/ou IgM,
la bêta2-GP1 ayant été identifiée
comme le principal cofacteur des aCL.
Cependant, d’autres auto-anticorps dirigés
contre des phopholipides anioniques (phosphatidylsérine,
phosphatidylinositol), contre des phospholipides neutres
(phosphatidyléthanolamine) et contre des protéines
plasmatiques liant les surfaces anioniques (prothrombine,
annexine V, protéine C, protéine S, kininogènes)
sont décrits dans le SAPL.
Les
mécanismes physiopathologiques d’action des
Ac anti-phospholipides ne sont pas parfaitement élucidés.
En
ce qui concerne les Ac anti-prothrombine, il a été
décrit que ces anticorps pourraient avoir un effet
procoagulant in vivo par augmentation de la fixation de
la prothrombine aux cellules endothéliales et par
inhibition de l’activation de la protéine
C. En association avec les autres anticorps, les Ac anti-prothrombines
peuvent aider au diagnostic de SAPL.
L’annexine
V est une protéine possédant une puissante
activité anticoagulante in vitro, retrouvée
en forte quantité dans le placenta et les cellules
endothéliales. En interférant avec les fonctions
de l’annexine V et en activant les cellules endothéliales,
les Ac anti-annexine V seraient plus particulièrement
associés aux complications obstétricales
du SAPL. |
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Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 1 ml sérum
- Technique
: EIA
- Fréquence
d'exécution : 5/semaine
- Délai
technique : 1 jour
- Cotation
: 38 € (par anticorps)
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Ac
anti-GM1 (IgG et IgM) |
| Parmi
les neuropathies périphériques d’origine
auto-immune, on distingue les neuropathies sensitives,
associées à une IgM monoclonale et à
la présence d’anticorps dirigés contre
des structures de la myéline, dont les Ac anti-MAG
et des neuropathies associées à des anticorps
dirigés contre des glycolipides membranaires appelés
gangliosides, qui sont la cible de nombreux auto-anticorps.
Les Ac anti-GM1 de classe IgM
sont présents dans 80 % des neuropathies motrices
multifocales chroniques avec bloc de conduction. Ces
anticorps peuvent réagir de façon croisée
avec le GD1b.
Les Ac anti-GM1 de
classe IgG sont prescrits dans le syndrome
de Guillain Barré (ou neuropathie périphérique
aiguë axonale), de forme motrice pure ou sensitivo-motrice.
Elle survient souvent après une infection virale
ou bactérienne du tractus respiratoire ou du
tube digestif (Campylobacter jejuni). Ces anticorps
sont aussi présents dans des neuropathies motrices
chroniques.
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Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 1ml sérum
- Technique
: EIA
- Fréquence
d'exécution : 1/semaine
- Délai
technique : 1 jour
- Cotation
: 69 € (IgG + IgM)
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Facteurs
rhumatoïdes (IgA) |
| Les
facteurs rhumatoïdes (FR) sont des autoanticorps
dirigés contre le fragment Fc des IgG.
Le FR classique est une IgM. L’élévation
de FR IgM peut être retrouvée dans la polyarthrite
rhumatoïde (PR), mais aussi chez le sujet sain,
dans le Gougerot-Sjögren, le lupus érythémateux
disséminé (LED), les infections chroniques,
néoplasies…
Les FR IgA sont caractérisés
par une valeur pronostique supérieure au FR IgM,
car leur présence est plus spécifique
de PR, et ils sont corrélés au développement
d’érosions osseuses et à l’apparition
de manifestations extra-articulaires.
Les FR IgA sont aussi retrouvés dans l’arthrite
chronique juvénile de forme polyarticulaire.
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Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 1ml sérum
- Technique
: EIA
- Fréquence
d'exécution : 1/semaine
- Délai
technique : 1 jour
- Cotation
: 38 €
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Ac
anti-nucléosomes (IgG) |
| Présents
chez 70 à 90 % des patients lupiques, les Ac anti-nucléosomes
représentent un marqueur sensible du LED.
Ils sont présents à taux
élevé dans les glomérulonéphrites
lupiques et détectés à taux faibles
dans la sclérodermie systémique (10 à
20 % des cas) et dans l’hépatite autoimmune
de type 1 (50 % des cas).
Leur intérêt dans le LED repose sur leur
précocité. En effet, chez 10 à
30 % des patients lupiques ayant des anticorps antinucléaires,
on peut les retrouver avant même l’apparition
des Ac anti-ADN natif et des Ac anti-histones.
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Informations
pratiques : |
- Prélèvement
: 1ml sérum
- Technique
: EIA
- Fréquence
d'exécution : 5/semaine
- Délai
technique : 1 jour
- Cotation
: 38 €
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Métanéphrines
plasmatiques |
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Les phéochromocytomes (PH)
sont des tumeurs de la médullosurrénale
ou extra-surrénales (paragangliomes) et représentent
une des causes curables d'hypertension artérielle
(HTA). Le dépistage d'un PH est essentiel car
il peut être mortel à l'occasion de troubles
du rythme et de poussées hypertensives, il peut
être une des manifestations des néoplasies
endocriniennes multiples (NEM) et possède parfois
un caractère malin. Quand un diagnostic de PH
est suspecté par une symptomatologie paroxystique
(palpitations, sueurs profuses, pâleur, céphalées,
etc.) ou une symptomatologie chronique quand la tumeur
sécrète en continu (HTA de niveau variable
résistante au traitement avec épisodes
d'hypotension orthostatique caractéristique),
les dosages biologiques doivent apporter la preuve diagnostique
avant toute recherche topographique des lésions.
Les PH sécrètent des catécholamines
(adrénaline A et noradrénaline NA) en
proportions variables selon leur localisation.
Les
catécholamines sont métabolisées
notamment par une enzyme la COMT (catéchol-O-méthyl-transférase)
dans la circulation générale et en partie
dans la tumeur en "métanéphrines",
nom générique désignant la métanéphrine
issue de l'adrénaline (A) et la normétanéphrine
issue de la noradrénaline (NA). Le dosage plasmatique
des catécholamines A et NA est peu utile au diagnostic
en raison de la demi-vie biologique courte de ces 2
amines dans la circulation sanguine et le diagnostic
biologique positif d'un PH a longtemps reposé
sur le dosage des catécholamines libres et des
métanéphrines dans les urines de 24 heures,
parfois collectées 2 ou 3 jours de suite pour
augmenter les chances de diagnostic.
Les
progrès technologiques de ces dernières
années permettent dorénavant le dosage
des métanéphrines libres plasmatiques
à l'aide d'une méthode de chromatographie
liquide couplée à la spectrométrie
de masse en tandem (LC-MSMS). En raison de leur longue
demi-vie biologique, les métanéphrines
libres plasmatiques sont des marqueurs durables de l'hypersécrétion
des PH. Leur dosage représente un progrès
car bien que la sensibilité diagnostique semble
être équivalente à celle des métanéphrines
urinaires, la praticabilité du prélèvement
(une prise de sang à tout moment) est un atout
important par rapport aux fastidieux recueils urinaires
de 24 heures. |
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Informations
pratiques : |
CONGELE
- Prélèvement
: 2 ml plasma EDTA
- Technique
: LC MS MS
- Fréquence
d'exécution : 2/semaine
- Délai
technique : 2 jours
- Cotation
: 38 €
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